Indicateurs climatiques

  • Cryosphère

Température moyenne au pôle Nord, entre 80 ° et 90 ° de latitude nord :

La courbe rouge représente les températures moyennes de l’année en court en fonction du temps (en nombre de jours), la courbe verte est la moyenne depuis 1958 ; le trait bleu horizontal marque le point de congélation de l’eau (douce), soit 0°C, c’est-à-dire 273,15 K.

Les graphiques des années précédentes, jusqu’en 1958, sont visibles sur le site du Center for Ocean and Ice danois.

Températures moyennes mensuelles aux hautes latitudes (60-85°), d’après les mesures satellitaires de l’université d’Alabama :

Températures moyennes mensuelles en Arctique d’après le Hadley Centre et l’université d’East Anglia :

Températures moyennes mensuelles en Antarctique d’après le Hadley Centre et l’université d’East Anglia :

Étendue des glaces de mer (banquise). 1/ Arctique :

Deux indicateurs sont utilisés pour suivre l’évolution des glaces de mer :
Sea ice extent : c’est la surface totale couverte par au moins 15 % (le plus souvent) de banquise ;
Sea ice area : chaque pixel est pondéré par la proportion de banquise qu’il contient. L’area donc est toujours plus petite que l’extent, mais aussi plus sensible aux erreurs, raison pour laquelle elle est beaucoup moins utilisée.

Concentration en pourcentage. Source : US Navy

Épaisseur en mètres. Source : US Navy

Évolution des glaces de mer, en valeur absolue, en millions de kilomètres carrés. En bas, Antarctique ; au milieu, Arctique ; en haut, au niveau mondial, c’est-à-dire cumul des deux précédents.

Zoom, permettant une bonne comparaison avec les dernières années et les moyennes décennales. Même source que le précédent graphique.

Arctic ROOS (Regional Ocean Observing System), Centre Nansen (Bergen, Norvège)

Université de Brême (Allemagne).

Étendue des glaces de mer (banquise). 2/ Antarctique :


  • Températures

Température moyenne mensuelle globale, d’après l’université d’Alabama à Huntsville (UAH), d’après les données satellitaires. Il s’agit non pas de la température au sol, mais de la basse atmosphère :

Température moyenne mensuelle globale, d’après le Hadley Centre et l’université d’East Anglia (n’utilisant que des stations au sol) :

Température moyenne mensuelle globale, d’après le Goddard Institute for Space Studies (GISS) de la NASA (n’utilisant que des stations au sol !) :

Température moyenne du jour au sol (càd à 2 mètres), en degré Celsius, puis en anomalies de températures (écarts à la moyenne 1979-2000), d’après l’université du Maine (USA) :


  • Océans

Température de surface des océans :

Anomalies (écarts à la moyenne) de la température de surface des océans :

Évolution de l’indice ENSO (El Niño – Southern Oscillation) :

Des informations sur le phénomène ENSO sur cette page de l’IFREMER (On y remarquera que, comme ailleurs, ENSO y est rendu responsable de nombreux phénomènes climatiques à travers le monde, simplement parce qu’ils lui sont bien corrélés).

Variations du niveau des océans d’après les mesures satellitaires :

Le niveau de l’océan à Brest (mesuré par marégraphe, le plus ancien du monde) :


  • Cyclones tropicaux

Évolution de la fréquence des cyclones tropicaux depuis 1980 :

Évolution de l’indice d’activité cyclonique depuis 1971 :

L’indice ACE (Accumulated Cyclone Energy) ici présenté est le plus communément utilisé pour le suivi de l’activité cyclonique. Courbe du bas : hémisphère Nord ; courbe du haut : Terre entière.


  • Activité solaire

Évolution du nombre de taches solaires :

Un grand (petit) nombre de taches solaire est le signe d’une forte (faible) activité du Soleil.

Selon la NOAA. Valeurs mensuelles. La courbe rouge correspond aux valeurs attendues ; cette estimation est fréquemment corrigée.

D’après nos voisins et amis belges. En jaune, valeurs quotidiennes ; en bleu, valeurs mensuelles ; en rouge, valeurs mensuelles lissées ; tirets : prévisions.

Que l’on ne se méprenne pas sur la qualité de la prévision du nombre de taches solaire à venir, elle est constamment corrigée pour coller au mieux aux observations. Pour en juger, voici une animation montrant le passage du cycle 23 au cycle 24, actuellement finissant.

ssn_predict_nasa.gif

Contre toute attente, surtout pour David Hathaway de la NASA (car d’autres avaient prévu cela), le cycle 23 n’en finissait pas de prendre fin. Le début du cycle 24 a dû être repousser mainte fois. Parallèlement, la prévision du nombre de taches pour le maximum du cycle 24 a été revu à la baisse plusieurs fois. D’un cycle 24 prévu bien plus intense que le 23, nous sommes finalement passés à une situation bien différente. Le cycle 24 est pour le moins un peu faiblard (voir plus haut) ! D’aucuns (inaudibles en France) annoncent une grande faiblesse du Soleil pour les prochaines décennies. Ce qui n’est d’aucune importance selon le GIEC et ceux qui s’en tiennent à ce qu’il dit.

SSN mean-12.png

Nombre de taches solaires depuis 1800

La seconde moitié du XXe siècle correspond à un maximum d’activité solaire qui serait sans précédent depuis plusieurs milliers d’années. Mais selon le GIEC, cela n’aurait rien à voir avec l’optimum contemporain…


  • Évolution de la concentration en dioxyde de carbone (CO2)

Observatoire du Mauna Loa (Hawaii, USA), série la plus longue :

Évolution au niveau mondial :

Détail de la précédente courbe, zoomée sur les dernières années :


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